Blockley, connected
Blockley est un petit village ou nous avons passe la semaine du nouvel an. Tranquillement. Sans stress, ni connexion internet. Ni meme de reseau mobile! Je ne pensais pas que cela etait encore possible. Je me suis surpris a tendre le bras par la fenetre pour essayer de capter un brin d’espoir. Une connexion. Meme une barre. Par reflexe. Mais totalement en vain.
C’est un sentiment angoissant que de contempler sa propre addiction a la technologie. Je l’avais oublie. Cache aux fins fond de mon quotidien. Mais le titre d’un article recent du NYT (“We Are All Gadget Nerds Now“) m’a justement interpelle. Le sujet est un peu different, mais la conclusion est similaire. Nous vivons dans une epoque d’abondance technologique, ou le contenant a pris le pas sur le contenu et ou les gadgets sont mass-market. Democratises. Et presque une necessite sociale.
Mais la reflexion va plus loin. Elle montre la domination de l’objet sur le contenu. Le kindle et les livres electroniques. L’ipod et la musique. L’iphone et internet. Ou encore la future tablette “courrier” de Microsoft, et les journaux et magazines. L’objet transcende son contenu, et pousse une industrie mediatique en bout de souffle a se repenser. A reinventer son modele economique. La musique et la distribution pirate via internet n’etait finalement qu’un precurseur pour tous les autres types de contenu mediatique. La video, les journaux, les magazines. La BD aussi. Les jeux. La television. Tous s’adaptent a une revolution materielle du contenant. Interessant de noter – comme l’illustre d’ailleurs l’article du NYT – qu’aussi bien Microsoft, que Google se lancent frenetiquement dans le hardware. Preuve s’il en faut que c’est un marche en plein boom. Que la geek attitude n’est plus l’appanage de quelques happy few. Internet nous a tous rendu accroc a la technologie.
Mais pour en revenir a Blockley. Et a mon addiction prononcee a la technologie. J’ai eu le plaisir de decouvrir qu’il y avait un acces wifi gratuit dans le commerce/cafe du village. Village qui doit abriter une centaine d’ames. Au beau milieu de nulle part. Et finalement, je me suis senti au chaud et rassure dans ce cafe desert. A surfer sur le net. Pour rien. Juste pour me rassurer que j’etais toujours connecte. Et qu’a l’aube de cette nouvelle decennie, je fesais bien parti de ce monde. Bonne annnee 2010!



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